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L’HOMEOSTASIE, LE COEUR INVISIBLE DE LA RELATION HOMME-CHEVAL

On parle beaucoup de technique en équitation. Pourtant, trop de cavaliers restent enfermés dans une relation unilatérale basée sur des gestes mécaniques qui animent un langage des aides naturelles et artificielles. On se focalise ainsi sur la position, le contact et la gestuelle. On cherche à “bien faire”. Pourtant, dans le lien équestre, ces éléments visuels ne représentent que la partie visible car il existe une couche plus profonde, plus déterminante, souvent ignorée par les cavaliers parce qu’elle ne se voit pas. Il s’agit de l’homéostasie.

L’homéostasie, représente la capacité d’un organisme à maintenir l’équilibre dans son expression globale, autant interne qu’externe. Nous n’évoquons pas l’équilibre postural et physique. Nous parlons d’un équilibre vivant et global, dynamique, interactif qui s’ajuste en permanence en fonction de toutes les perceptions internes et externes du cheval.

Dans la relation équestre, quel que soit le cheval, son âge ou sa race, cette notion change tout, car nous découvrons par une observation transversale qu’il ne répond pas seulement à la nature de nos gestes, mais d’abord à nos intentions et à nos émotions.

Avant la main, avant la jambe, avant même le début du geste “technique” du cavalier, le cheval perçoit nos intentions, notre respiration, notre tonus musculaire, notre cohérence posturale, notre charge émotionnelle. Rien de magique ni d’ésotérique à cela, cela s’explique scientifiquement par les approches psycho-physiologiques.

En équitation, deux organismes se rencontrent et deux systèmes nerveux s’influencent. Dans cette interaction, le cheval n’analyse pas nos mots. Il “lit” avant tout notre stabilité et notre cohérence interne.

Un cavalier qui panache de manière aléatoire un déséquilibre physique, psychologique et émotionnel crée malgré lui, plus de tension que de cohérence. Il suffit que l’un des éléments soit désaccordé pour que la demande devienne bruyante, décousue et souvent contradictoire. On croit demander “un mouvement”, mais le corps, le système nerveux et les émotions racontent autre chose. Alors le cheval réagit en cherchant à retrouver un équilibre en compensant les incohérences et les déficiences du cavalier.

La plupart des chevaux compensent par l’intermédiaire de leur conscience analytique augmentée des perceptions du système nerveux autonome qui induit des comparaisons avec des actions antérieures plus ou moins similaires et il répond au prorata de son propre niveau d’apprentissage associé à son instinct qui engendrent alors la collaboration ou la fuite. Pour ces raisons, ces situations ambivalentes peuvent créer l’évitement, l’opposition, l’hypervigilance voire l’inhibition. Trop souvent et trop vite, on attribue ce résultat au “caractère” du cheval, à des défauts comportementaux, à des caprices, alors qu’il s’agit dans la majorité des cas d’une réponse à une perturbation du système relationnel pollué inconsciemment par le cavalier.

À l’inverse, un cavalier équilibré ne force pas. Il travaille préalablement sa cohérence émotionnelle et le contrôle de son mental. Il stabilise. Il clarifie. Il apporte un cadre lisible, prévisible, compréhensible. Et quand ce cadre existe, le cheval sort alors d’un état de tension interrogative pour laisser la place à une communication intelligente. Il répond alors simplement à des sollicitations identifiées, à des demandes claires et cohérentes et dont il connait les réponses ou qui activent ses capacités cognitives.

Nous voyons apparaître alors une autre qualité de relation et de mouvement, une autre qualité de contact, une autre qualité d’attention. Non pas par une technique renforcée, mais par un système de communication intelligent et équilibré.

Avant de demander quoi que ce soit à votre cheval, posez-vous cette question, honnêtement :

Suis-je un référent pédagogique pour mon cheval… mes demandes sont-elle claires ou polluées par des gestes, des pensées ou des émotions parasites ?

Mon état émotionnel, ma posture, le niveau de mon langage non verbal correspondent-ils au préalable permettant de construire une relation interespèce sereine et cognitive ?

Tout cela s’apprend désormais. L’équitation commence par le contrôle de notre mental, de nos émotions et de la coordination motrice qui révèle la précision du langage non verbal.

Tout le reste s’apparente à de l’improvisation dont les effets se trouvent la plupart du temps contrôlés voire bloqués par des matériels à portée coercitive.

Avec cet équilibre global, interne et externe, nous donnons naissance à la “légèreté” authentique qui ne représente en réalité qu’une conséquence, une synthèse de l’union de ces préalables. Tout cela vous est expliqué avec toutes les illustrations scientifiques dans mon livre : L'ÉQUITATION DE LÉGÈRETÉ - Les secrets des microsignes Francis Stuck



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